post processing

Le flux de traitement des images sous Linux :

Cela fait maintenant 3 ans que Linux est mon OS principal (je ne démarre sous Windows que pour faire les test de quelques travaux universitaires qu’il faut rendre obligatoirement sous Windows) et je suis aussi photographe amateur. J’entends souvent qu’il n’est pas possible de gérer correctement le flux photo sous Linux, comparé à Windows ou Mac OS X… Je n’ai jamais eu besoin de changer de système pour la moindre opération.

Le flux de travail :

L’import de photo :
Pour le pré-tri et la copie sur le disque dur, ma technique est simple, je fais tout à la main. Je lis mes cartes avec un lecteur de carte (sauf pour le sony R1 ou je n’ai pas de lecteur de Microdrive qui fonctionne, mais cela fonctionne aussi en UMS) et je copie mes photo sur un premier disque, je fais le tri et je copie les photos triés sur le deuxième disque, je n’ai pas de gestion des photo par tag mais par dossier (un dossier par sortie photo, un sous dossier par APN/carte) et je copie ensuite le tout sur mon deuxième disque et sur DVD, je peux ensuite effacer les cartes. Tout est manuel mais c’est la solution la plus rapide que j’ai trouver pour le moment.

Le paquet gnome-raw-thumbnailer permet d’avoir un apercu des Raw et de faire un pré-tri a partir de la liste des fichiers.
On installe ce paquet sous Ubuntu avec la commande (il ne semble pas être sur les dépots Debian):
sudo apt-get install gnome-raw-thumbnailer
ou sur gentoo
emerge gnome-raw-thumbnailer

Je connais un certain nombre de personnes qui font cela directement avec F-Spot ou Picasa, je n’aime pas vraiment ses solution car on ne contrôle pas tout et il y a des risques de pertes, mais cela peut être plus pratique pour des personnes ne maîtrisant pas l’informatique.

Le « développement » :
Je travaille maintenant quasiment exclusivement en RAW, le développement des photo est le gros du flux de traitement. Ce travail consiste en gros a transformer l’image sortie du capteur à une image utilisable pour d’autres images.

Bibble :

J’ai essayer la plupart des solutions disponible sous Linux, j’ai choisi BibbleLite ou j’ai acheté une licence. Ce programme est rapide (l’export met environ 1s par photo, l’apercu est instantané mais j’ai une machine de brute). L’interface en Qt est simple a utiliser. Il est natif sous Linux (32 bits malheureusement mais fonctionne sur une plate-forme 64 bit, modulo quelques plantages avec les ancienne versions) et la licence est vraiment intéressante (j’ai du payer 30€). Les seules inconvénients que j’ai trouve pour le moment est qu’il n’est pas libre (mais il faut bien que les développeurs mangent…) et ne gère pas correctement les capteurs exotiques (mon Nikon E5700 avec une matrice RGBE n’est pas gèré et mon Fuji fait des artefacts).

screenshot bibble

Pour installer la version d’evaluation de bibble, vous pouvez aller ici http://download.bibblelabs.com/ et telecharger le fichier .deb si vous êtes sous Debian ou Ubuntu, ensuite double cliquez (sous gnome) sur l’archive ou faire sudo dpkg -i nomdufichier
Je n’ai pas reussi a l’installer correctement sur Gentoo.
Bibble5 a l’air excellent mais la bêta ne gere que les appareils les plus utilisé (Canon XXXD/XXD et Nikon DXX/D200), et bien sur, mes appareils sont trop vieux. J’ai telechargé un Raw de Nikon D90 pour tester, il gère les calques et je pense qu’il pourra remplacer une bonne partie du post processing (plus besoin de the gimp).
Pour telecharger l’archive, je crois qu’il faut avoir une licence de la version 4 (a verifier)

screenshot B5

J’ai aussi essayé
Lightzone :
c’est le programme qui gère le mieux mon Fuji, l’interface est un peu austère au premier abord mais est très puissante ensuite. Le résultat de sortie est aussi très bon, mais il est plutôt lent (codé en Java/SWT).
Je l’aurais sans doute acheté si il n’était pas aussi cher et il ne gère pas le multi-écran.

screenshot lightzone sort


screenshot lightzone modifying

Vous pouvez aussi telecharger la version d’évaluation sur le site de lightzone http://www.lightcrafts.com/support/try/ . Ensuite, vous avez un fichier .tar.gz. Vous le décompresser ou vous voulez et lancer dans le répertoire ou vous l’avez installé ./Lightzone .

Lightroom :
Je crois que c’est un des plus cher. J’ai tenté la version d’évaluation au boulot, il est plutôt agréable a utiliser, j’ai trouver l’interface assez simple et le résultat de sortie bon, mais il est assez lent, et je n’ai pas réussi a la faire tourner sous Wine, il est donc éliminé.

Picasa :
Fonctionne avec WINEhq et est gratuit. Il est très simple a utiliser, gère tous mes appareils mais il est très limité dans les traitements, il fait plus des effets spéciaux qu’autre chose.
Pour l’installer, aller sur http://picasa.google.com/linux/download.html#picasa30 et telecharger ce qui correspond a votre distribution.
Pour Ubuntu vous pouvez consulter (valable aussi pour Debian): http://doc.ubuntu-fr.org/picasa

RawTherapee :
Programme non libre mais gratuit. Il est assez simple a utiliser, plutôt rapide (enfin assez loin de bibble tout de même) et on peux jouer sur pas mal de paramètre mais certaines fonctions manquent quand même (mais ce sont des chose que l’on peut faire en Post Processing). Cela aurait pu etre une bonne solution gratuite, si il gèrerait plus d’appareils photos… Sur 6 appareils que j’ai ou que j’ai eu (Canon D30 & D60, Pentax K100D, Sony R1, Nikon E5700, Fuji S5Pro), seul le Pentax est géré, et je ne l’ai plus…

screenshot rawtherapee

Pour l’installation, vous pouvez aller sur http://www.rawtherapee.com/?mitem=3, telecharger la dernière version qui correspond a votre architecture, la décompresser dans le répertoire de votre choix et exécutez le fichier rt

RawStudio :
libre et gratuit, il y a RawStudio. Codé en Qt il est plutôt simple a utiliser, semble gérer tous mes appareils mais pas forcement correctement (il gère le Nikon E5700 possédant une matrice RGBE comme un appareil qui a une matrice de bayer*, le résultat est assez immonde…). Il est plutôt basique et le résultat n’est pour moi pas a la hauteur, mais c’est un projet a surveiller, c’est pour le moment un des rares projet libre utilisable. Peut-être que si j’ai du temps libre, je passerais un coup de main aux dévelloppeurs.

screenshot rawtherapee

Ce programme est disponible sur les dépots Debian et Ubuntu (universe), pour l’installer, il suffit de faire
sudo apt-get install rawstudio
La derniere version est disponible sur https://launchpad.net/~rawstudio/+archive/ppa (attention, paquet non testé pouvant poser des problemes, ne l’utiliser qu’en connaissance de cause).

DCRAW :
utilisé par quasiment tout les programme au dessus, il permet de gérer les Raw en console, je n’ai pas essayer car j’utilise la console pour l’admininistration système et réseau, pour la retouche d’image ne pas voir le résultat est pour moi éliminatoire, je testerais quand j’aurais des raw a traiter par un système embarqué…

UFRAW :
GUI libre et gratuite pour taper directement dans DCRaw. Il est puissant, gère tous les appareils (comme beaucoup de programmes, les capteurs « exotiques » comme les Fuji ou les Foveons (appareils Sigma) ne sont pas gérés correctement car DCRaw ne les gèrent pas comme les autres. Il est rapide à la conversion mais lent pour l’apercu. Il ne gère pas non plus le traitement pas lot et n’est pas vraiment accessible pour les personnes n’ayant jamais fait de retouche d’image du coté « scientifique » (si vous ne maîtrisez pas les courbes ou vous ne savez pas ce qu’est un masque flou, passer votre chemin). Je l’utilise plutôt en dépannage car il ne me permet pas de traiter les images par lot et surtout, on doit passer par un programme de post processing pour terminer l’image.

screenshot Ufraw

Pour l’installer sur Debian et Ubuntu : sudo apt-get install ufraw et sous Gentoo emerge ufraw

GtkRawGallery :
Un programme que je viens de trouver sur SourceForge. C’est la bonne surprise de ce test. J’ai été impressionné de la vitesse de lecture, de la qualité de sortie des images et de la gestion du workflow. Malheureusement, c’est un programme jeune et il y a des problèmes dans l’affichage (l’image se met a cheval sur les 2 écrans et impossible de redimmensionner la fenêtre, les paramètres sont tous grisés, on a l’impression qu’ils sont tous désactivé ce qui n’est pas le cas). Bref un programme que je garde sous le coude.

screenshot Ufraw

Pour l’installer, telechargez la derniere version ici :
http://sourceforge.net/project/showfiles.php?group_id=199135&package_id=236222, décompresser l’archive ou vous voulez et démarrer ./gtkrawgallery.py .
Il faut installer Python ainsi que Pygtk, Imaging Python, Numpy, Imagemagick, Exiftool, Libglade, Dcraw,Sox. J’essairais de faire un tutoriel dans un prochain post pour l’installer correctement sur Debian/Ubuntu et Gentoo.

Le post processing :
Comme je vous l’expliquerais plus tard, je ne suis pas un fan du post processing en lui même, mais je l’utilise pour les modifications type « perspective ».

The Gimp :
c’est le principal programme de retouche sous Linux, c’est aussi le seul que j’utilise. Il me suffit pour la plupart des retouche que je fait. La gestion des couleurs en 16 bits manque un peu mais si l’image de départ est bonne, les pertes sont négligeables. Certaines manipulations sont plus longues que sur Photoshop mais pour le peu que je l’utilise il me suffit.
installé par défaut (installation standard) sous Ubuntu, vous pouvez l’installer sur Debian avec sudo apt-get install gimp

Photoshop :
ni libre, ni gratuit (et même très cher), j’ai débuté avec ce programme. Il est bien sur incontournable pour certains. La version 7 tournais bien sous Linux avec Wine, mais je ne l’ai pas utiliser depuis.

Il y a je pense d’autre programme libres ou non pour le post processing, mais je n’en fait pas suffisament pour chercher mieux que le Gimp.

Mise en ligne :

J’utilise F-Spot, j’ai deja utiliser Picasa mais je n’en connais pas d’autres, je n’ai jamais senti le besoin de chercher plus loin.

Autres outils :

Qtfsgui :
Permet de s’amuser a faire des tone mapping (jouer avec la dynamique d’une photo), c’est un très bon outil libre a condition de ne pas en abuser, un HDR mal fait c’est smiley vomis

PtLens :
payant et non libre, fonctionne avec Wine, permet de corriget les defauts des objectifs.

Conclusion :
On peut, quasiment tout faire pour le workflow des images sous Linux, on peux même gérer des appareils à distance (pas encore testé, objet d’un prochain article). Le problème c’est que les meilleurs logiciels de traitement des Raw sont payants et propriétaire. Il semble compliqué de calibrer les écrans, je ne peux pas vraiment juger ce point, j’ai réussi a plus ou moins calibré les miens grace a photobox mais je ne sais pas comment faire pour les calibrer precisément (et je n’ai pas de sonde, je ferais un article detaillé sur ce sujet quand j’en possèderais une).
De plus, j’ai remarqué qu’un certains nombre de kiosques photos utilisaient linux pour importer les photos (principal argument : éviter les virus), donc il est pour moi parfaitement possible d’utiliser Linux a 100% pour le workflow photo (mais malheureusement pas encore de solution 100% libre).

Note technique :
J’utilise dans l’article du vocabulaire sur les capteurs. Les capteur (CMOS ou CCD) sont l’equivalent des pelicules, c’est la surface photosensible qui capture la photo. Le capteur lui meme ne capteur qu’une valeur de lumiere, sans filtre il ne capture que de la lumiere. Le capteur de Bayer ajoute des filtre rouge vert et bleu (plus d’explication : http://en.wikipedia.org/wiki/Bayer_filter). Ce filtre a quelques inconvenient et quelques appareil possede un fonctionnement differents, c’est le cas de mon Nikon E5700 (et Minolta A2 et Sony F828) qui possede un filtre RGBE (rouge vert bleu emeraude) et le Fuji qui possede un capteur superCCD (il est plus sensible que les autres avec un systeme de double capteur).
J’utilise aussi l’abreviation UMS : Universal Mass Storage Device, qui permet a un peripherique d’etre detecté comme un disque dur, c’est comme cela que vous pouvez brancher votre clé USB, lecteur de carte ou disque dur externe sous tout les systemes d’exploitations sans installer de logiciel specifique.

Comments

  • Anonyme 30 novembre 2010 Répondre

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