Catégorie : Asperger

Les aventures d’un aspiboy EP5 : Piste cyclable Roger Lapébie

Les aventures d’un aspiboy EP5 : Piste cyclable Roger Lapébie

Je vous ai déjà parlé de cette piste cyclable dans les vidéos, mais là j’ai pu la faire presque en intégralité (j’essaye de faire le reste demain pour la vidéo sur le Pentax K100D/K110D), avec quelques aventures sur le chemins, donc je vais vous conter celà ici.

Le contexte :

J’habite bellefond, petit village dans l’entre-deux-mers, en Gironde, et mon essai de voiture n’ayant pas été super concluant (si vous le l’avez pas lu, je raconte cet essai dans un épisode précédent), le seule moyen que j’ai pour aller faire des course ou dans la « grande ville » (Bordeaux), c’est de prendre cette piste cyclable et ensuite de prendre le bus, ou de tout faire sur cette piste cyclable. Cette ancienne voie ferré allait de Bordeaux (Gare d’Orleans) à Sauveterre-de-Guyenne,fermée entre les années 60 et 1992, elle a été transformée en piste cyclable (et vu l’état de la piste cyclable, elle est surement beaucoup mieux entretenu maintenant que lorsque des trains circulaient, ce qui est paradoxal). Toujours suite à cet article sur la 205, je suis en cours de diagnostic dyspraxie, donc je devais aller à Bordeaux vendredi, puis un détour par Belin Beliet pour un concert et un autre rendez vous, je pensais donc aller en vélo comme d’habitude à Creon et mettre le vélo dans le bus…

L’aller

Je pars donc avec mon vélo chargé vers 11h, sous un ciel assez gris, je passe par les vignes…

Au millieu du chemin, je veux prendre une peite photos avec mon Sony Alpha 7S, et je me rend compte que j’ai oublié ma carte SD dans le lecteur, je devrais donc faire un détour à Bordeaux pour pouvoir faire ma prestation, je n’ai plus le temps de faire demi tour, mais je fais quelques photos à l’iPhone.

Arrivé à Créon, j’attend le bus pendant 20 minutes, je laisse passé le précedent qui ne me dépose pas au bon endroit, esperant avoir le 407 qui me dépose proche de chez le psychomotricien… Le bus arrivé, il me dit qu’il n’y a pas la place pour prendre un vélo… Il y a dans le même temps une grosse averse, j’averti de mon retard et attend la fin de l’averse pour repartir, le prochain bus arrive trop tard, donc je vais continuer en vélo. 13h30, je repars, il me reste une heure pour arriver à Bordeaux.

 

 

 

 

 

J’en profite pour faire quelques images des couleurs d’automne, même si je n’ai plus beaucoup de temps pour arriver à Bordeaux

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Arrivé à Latresne, je me retrouve avec un panneau Bordeaux 10km et une piste cyclable qui se transforme en chemin…

Je continue mais je me demande à un moment si il n’y a pas un soucis, et je regarde le GPS, qui me dit que la piste cyclable s’est arreté, demi tour, je dois reprendre la route, sauf que je n’ai plus de solution pour arriver à mon rendez vous, il est donc déplacé…

Je me retrouve sur des route pas vraiment sympa pour les vélo, avant de retrouver une autre piste cyclable le long de la Garonne

Proche de Bordeaux, on sens que les vélo ne sont pas les bienvenues, avec des « trous » dans les voies cyclables

Ensuite, passage par Bordeaux, où je me perd et je vais dormir chez un copain au Haillan, avant de reprendre le chemin le lendemain pour Belin Beliet… Pas de photos à Bordeaux cette fois-ci, je commençais à etre très fatigué et je me suis fait insulter plusieurs fois par des livreur à vélo, car j’étais lent sur les dernier kilomètres.

La mise en danger des autistes

On va reprendre le lien avec l’article sur les autistes, car j’ai lu que les autistes se mettaient souvent en danger sans s’en rendre compte… Voilà un exemple où je me rend compte après coup que cela aurait été difficile. Après mes soucis financiers et de voiture du début de l’année, je voulais faire les aller retour cet été pour un boulot temporaire, ce qui m’en a été empêché par mon entourage. Avec ce trajet, je me suis rendu compte que je me mettais sérieusement en danger, car ici j’étais en forme, en tout cas au début du voyage donc prudent en vélo, avoir un travail signifie qu’il faut partir beaucoup plus tot, où je suis endormi et donc pas vraiment conscient des obstacle, et ensuite continuer sur une journée de travail où je serais déjà fatigué, et ensuite faire le retour, je risquais l’accident, et ce dés la première semaine, surtout que la piste cyclable s’arrete 10 km avant Bordeaux. C’est la première fois que je me rend compte que je me met en danger, tout seul…

Le retour

Bon, là, j’ai pu mettre mon vélo dans les 2 bus, et retour à Créon, de nuit, cela fait plusieurs fois que je le fais, mais cette fois ci, il y a un risque d’orage et j’ai perdu ma lampe frontale… Les lampes du vélo n’éclairent pas beaucoup, cela ne me rassure pas vraiment… Arrivé à la Sauve, l’Orage tombe, et les éclairages ne fonctionnent plus… Je traverse le tunnel et de l’autre coté, ce sont des trombes d’eau qui m’attendent, tant que je suis eclairé par l’éclairage du tunnel, j’en profite pour mettre la house étanche du sac et mon K-way… J’ai fait le reste au ralenti, dans la pénombre, en réussissant à confondre un phare de voiture par un Lampadaire,je suis passé proche de la mort encore une fois…

Je vous présente quelques photos, mais sous la pluie, j’ai préféré ne pas sortir le trépied, comme je le dit dans mon article précédent, j’ai déjà des soucis avec mon materiel photos qui a supporté accident de voiture et humidité, je vais essayer de ne pas lui faire supporter trop d’eau, et j’avais envi de rentrer.Mon Sony A7s est capable de prendre des photos avec des détails que j’étais incapable de voir à l’œil nu, même si à main levé la qualité est très moyenne, mais on est dans le noir d’une nuit d’orage, éclairé par une lampe de téléphone !

Les aventures d’un aspiboy vol 3 : l’episode de la voiture

Les aventures d’un aspiboy vol 3 : l’episode de la voiture

Cette fois-ci, un article, surement rapide, pour conter une petite mésaventure qui m’est arrivé, en voulant me comporter encore une fois « normalement » d’essayer de compenser mon handicap de la mauvaise manière…

On commence par toujours par le commencement, au plus loin que je m’en souvienne, il y avait ma passion pour les cassette, et puis aussi pour les voitures, plus par leurs design que pour la mécanique, alors que j’étais pourtant passionné par la technique pour bien d’autres choses  : mes premiers jouets (ceux que j’ai piqué et que je jouais beaucoup avec, pas ceux qu’on m’a offert) étaient une calculatrice et une cassette, je devais avoir un an et demi. A deux an et demi, lorsqu’on m’a demandé ce que je voulais comme papier peint (et je me souvient encore de la scène, on ne me l’a pas raconté), j’ai tout de suite choisi celui des 205…

L’age avançant, les idées de liberté aussi (surtout pouvoir aller faire de la photo et voyager où et quand je veux), l’idée du scooter électrique m’est passé par la tête, puis j’ai eu l’age de la conduite accompagnée, et c’est là, c’est drame comme on dit. A l’époque, le mot dyspraxie n’était encore qu’un mot inconnu pour moi, prononcé une fois par un prof de sport qui voulait que j’aille voir un psychomotricien, mais j’avais à l’époque suffisamment de handicaps bizarres que ce n’était pas la peine d’en rajouter un…

Donc retour à la conduite accompagnée, les premières leçons techniques, il n’y avait pas de soucis, mais quand il fallait mixer le tout (changer les vitesse en même temps que maitriser sa vitesse, sa direction, regarder la route), ça devenait encore plus complexe. Et si on ajoute de la circulation dans tout les sens, des gens qui ne respectent pas forcement le code de la route, celà donne une crise de panique… 40h de leçons de conduite plus tard, 5000 km de conduite accompagnée et 3 tentative d’examen plus tard, me voici avec mon précieux césame, que je ne me sens pas vraiment d’utiliser… Pour le moment, celà m’entraine plus de stress que d’aide.

Mes 3 années étudiantes aux cézeaux se passent à conduire environ une fois par mois, 2-3km à ramener mes copains qui avaient un peu bu dans leurs voiture, avec moi qui roule à 30km/h dans les rues de Clermont-Ferrand, il n’y a pas de soucis particuliers, puis lors de ma vie étudiante écossaise, celà se corse, je suis le seul du club escalade à avoir plus de 3 ans de permis donc à pouvoir emmener du monde, je rend la voiture avec 2 retroviseurs en moins et rayé de partout, je me dis que c’est la dernière fois de ma vie que je conduis…

2008 – 2018 : plus de voiture, une période d’essai qui se termine avec comme argument que je ne veux pas conduire, mais je ne me sens pas capable de conduire, je ne veux pas tuer quelqu’un, ni consommer de l’essence, ni dépendre d’une voiture. A cause de difficultés pour réaliser mon projet photo sur les alternatives, et pour trouver des prestation photo, je pense à me prendre un véhicule pour me déplacer autre que mon vieux vélo… La colocation que je trouve se trouve au fin fond de la campagne, je décide donc de reprendre une voiture… On me propose une 205 fourgonnette, je m’imagine tout de suite pouvoir avancer mon projet, avoir mon studio ambulant et dormir dedans… Celà faisait plusieurs années que beaucoup de monde essayait de me motiver à reprendre une voiture, le 1er novembre, la voila mienne…

Et là, tout se qui devait être simple devient compliqué, je me perd durant des heures pour trouver une place de parking où je suis sur que je ne gène personne pour aller faire mes course, je me fait peur régulièrement dans les virages que je vois à la dernière minute, je panique dés que les autres me klaxonne et j’accélère là où je ne devrais pas… Bref, à chaque utilisation de la voiture, je suis incapable de prendre une seule photo les jours où je conduis (dommage pour mes projets photos…), je suis crevé, je perds mes moyens…

Cela dure 4 mois, je discute avec les autres aspi que je rencontre, ceux qui ont leurs permis me parlent des mêmes difficultés que moi, mais tout ceux que je rencontre n’ose pas avoir une voiture, j’ai osé mais est-ce le bon choix ? La réponse arrivera 2 jours après mon dernier article sur l’autisme asperger, je suis dans un état encore plus stressé que d’habitude, on me klaxonne plusieurs fois car je n’avance, et je finis par accélérer un peu, j’aurais du m’écouter et continuer à conduire à 30km/h sur les routes de campagnes, car je me retrouve sur la voie d’en face, puis dans le bois, une souche m’arrête, non sans avoir embarqué toute la mécanique de direction, et m’avoir fait bien mal au pied. Bien sur, j’avais mis tout mon matériel de valeur sur le siège passager, qui a été bien secoué au passage.

2 mois après, les épaves sont parties, le projet de studio photo alternatif ambulant n’a pas eu lieux, en tout cas en l’état, mon pied va mieux, j’ai un nouveau téléphone, j’ai réparé mes écrans d’APN, je dois toujours réparer le circuit de charge du macbook et racheter un grand angle pour faire des VR, mais l’expérience 205 a été une parenthèse que j’aurais du éviter, j’ai voulu suivre les conseils pour réussir mes projets, et avec ma dyspraxie (lié de loin à l’autisme), cela à failli me couter la vie, si l’arbre n’avait pas été coupé la semaine d’avant…

Le conseil maintenant que je pourrais donner au personne un peu comme moi : un fonctionnement différent comme la dyspraxie et l’autisme est un avantages dans certaines situation mais un handicap dans certaines situations, il l’est sérieusement dans le cas de la conduite. Il m’a été difficile de l’accepter, mais aucun de mes projets ne pouvait se réaliser si je n’en prenais pas conscience. Je ne peux pas réaliser une prestation mariage en étant tellement fatigué et stressé que je m’endors à la cérémonie… Je ne pouvais pas réaliser de développement photo itinérant en m’endormant pendant que j’attends que le révélateur agisse… Si vous êtes dans cette situation, écoutez vous, il y a d’autres solutions, peut-être qui dépende de transport en commun ou d’autres personnes. Après, il y a apparemment des psychomotricien spécialisé dans la conduite pour les dyspraxies, et certains aspies ne le sont pas non plus, où arrive peut etre à passer outre.

Et donc voilà, ma 205 n’est plus, mes projets devront se modifier, mais je vais trouver un moyen d’y arriver.

 

Bye Bye 205 toute cassée
Bye Bye 205 toute cassée, juste avant qu’elle parte (l’autre aussi est partie).
interieur de la 205
Ben oui, celà aurait du etre mon studio alternatif…
C’est quoi le syndrome d’Asperger

C’est quoi le syndrome d’Asperger

Autiste toi ? Asperge quoi ?

Cela va faire un an que le diagnostic officiel est arrivé, un an que je comprend pourquoi je suis différent, pourquoi je suis atypique, que j’ai appris à comprendre ma différence…

Je suis tombé cet après midi sur cet article de blog : l’antre de la chouette , je m’en suis inspiré pour la première partie, mais l’article original reste beaucoup plus complet, tout en donnant mon expérience personnelle, je vais  utiliser cette article à l’avenir pour présenter ma condition, si elle peut aussi permettre à d’autres aspi de se reconnaitre…

Définition :

Le syndrome d’asperger est une condition neurologique encore mal connue, considérée comme la forme la plus légère d’autisme, car les porteurs de ce syndrome sont autonome, peuvent suivre une scolarité ordinaire… Cette condition est considéré comme un handicap, nous verrons ensuite pourquoi, car même si cela ne se voit pas, cela peut être très handicapant.

Les 3 principales caractéristiques de ce syndrome sont :

  1. Une communication compliqué et des difficultés dans les relations sociales : Nous comprenons mal les implicites, et donc les codes sociaux, le second degré (attention, ne confondons pas tout, je comprend le second degrés des personnes que je connais bien et je m’essaye régulièrement maintenant au second degrés, ce qui n’était pas le cas quand j’étais enfant). Nous voyons les expressions imagées, ce qui fait que si nous ne les avons pas apprise, on prendra les expression au sens propre. On a du mal à regarder les gens dans les yeux, certains aspis y arrivent mieux que d’autre, j’y arrive pendant un temps limité si l’autre personne parle, mais quand je parle, je suis incapable de regarder quelqu’un, sinon je ne trouve plus mes mots et je bégaie. Nous manquons aussi d’empathie cognitives, cela signifie que nous avons beaucoup de mal à comprendre ce que ressente les autres, mais attention, cela ne signifie pas comme je l’ai entendu plusieurs fois que nous ne sommes pas sensibles ou que nous n’essayons pas de nous mettre à la place des autres, je suis même considéré comme hypersensible, mais nous ne voyons souvent pas ce qu’il se passe chez les autres. J’ai eu par exemple plusieurs fois le cas de personnes tristes et je leurs parlaient comme si tout était normal, je me rendais compte de rien… Je ne parle pas des codes vestimentaires que je n’ai jamais compris et qui changent tout le temps. Travailler en équipe est particulièrement compliqué et entraine une fatigue extrême pour les aspis, ce qui fait qu’ils sont très souvent incapable de tenir dans le milieu professionnel ordinaire. Ne pas pouvoir se reposer ensuite implique que l’on ne peut plus se concentrer et que l’on tombe malade, je comprend maintenant la principale raison pour laquelle j’ai accumulé 22 échecs professionnel en 10 ans, tout semble se passer correctement les 2-3 premiers mois, je fais un maximum d’effort pour m’intégrer et souvent comprendre les implicites dans les consignes, puis je n’arrive plus à me concentrer, enchaine erreur sur erreur et enfin je tombe malade, c’est la fin pour mon manager qui n’a d’autre choix que de se débarrasser de moi…
  2. Intérêts spécifiques : les autiste asperger vont se focaliser sur un ou quelques passions bien spécifiques. Ces intérêts spécifiques peuvent durer toute la vie ou changer au cours de la vie. Pour ma part, comme vous avez pu le voir sur mon blog, mes intérêts spécifiques sont la photographie et l’histoire de la technique. Ce deuxième intérêt spécifique à fait que j’ai eu besoin de comprendre la programmation informatique pour pouvoir aller plus loin, mais cela n’a jamais été un intérêt spécifique en tant que tel, ce qui fait qu’il m’est très compliqué de terminer un projet dessus, alors qu’un intérêt spécifique va me prendre tout mon temps, énergie et argent. J’arrive maintenant à donner des formations sur mes intérêts spécifiques, même si elles ne sont pas toutes liés, ce qui en fait maintenant une partie de mon travail.
  3. Le QI est au moins dans la moyenne mais à cause des intérêts spécifiques, il est souvent hétérogène, mais les « haut potentiel » ou « précoce » ne sont pas rares. Dans mon cas, j’ai un QI trop hétérogène pour pouvoir me classer dans les « surdoués ».

Le syndrome comporte souvent des problèmes secondaires, qui posent des problèmes aux aspis, et qui sont souvent diagnostiqué en premier, ce qui peut poser des gros soucis de prise en charge.

  1. L’altération sensoriel : les sens sont exacerbé ou inhibés, ce qui fait qu’on est hypersensible à certaines choses, et peu sensibles à d’autres. Par exemple, je supporte très mal les lumières fortes et/ou trop froides, je suis très sensible aux odeurs mais je peux manger de tout.
  2. Difficultés motrices : on a très souvent de grosses difficultés à se représenter dans l’espace et une très mauvaise motricité fine. Dans mon cas, je me perds tout le temps, est particulièrement du mal à conduire, et malgré que j’aimerais réparer plein de petit trucs, je suis très maladroit. Cette difficulté peut être liée à la dyspraxie.
  3. Empathie émotionnelle exacerbée.
  4. Dyslexie, dyscalculie, dysorthographie : souvent très lié avec le syndrome, je n’ai aucun de ses troubles (même si j’ai un doute sur la dysorthographie, par contre je suis particulièrement bon en calcul).
  5. Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité : il est souvent très difficile de rester concentrer sur ce qui n’est pas un intérêt restreint, et souvent avec un trouble du sommeil lié.
  6. Trouble anxio dépressif : surement lié avec les difficultés sociales, il est présent chez 65 % des aspies. De mon coté, c’est aussi très présent, un gros choc ou un épisode imprévu peut me mettre dans des états complique.

Voici en gros la définition comprenant comment les troubles principaux se manifestent chez moi. Maintenant je vais vous parler de comment cela se manifeste dans ma vie de tous les jours.

Vivre avec le syndrome d’asperger en tant que formateur et photographe.

Comme indiqué plus haut, mes domaines d’intérêts restreint sont lié à la technique et la photographie, je réalise donc maintenant des prestations de photographe et je donne des formations. J’ai fait des études d’informatique car c’était à l’époque ce que tout le monde pensait le plus adapté, or, bien que la partie technique me passionne (donc la partie histoire de l’informatique, les systèmes d’exploitations, l’architecture des ordinateurs ou des applications), la partie développement ne m’intéresse pas, et c’est pourtant la partie la plus recherchée en informatique. Ayant quand même travaillé 10 ans dans l’informatique, j’ai accepté de donné quelques formations en développement informatique, et je fais de temps en temps des projets rémunéré, mais j’ai énormément de mal à me concentrer sur cette partie, tout ce que je fait me demande une énergie folle, former des personnes est particulièrement compliqué dans ses conditions mais j’y arrive comme je le faisais pour mes anciens emplois, j’arrive à faire illusion quelques jours au prix d’une fatigue extrême et des crises nombreuses…

De l’autre coté, je donne aussi des formations photos (prises de vue, développement de photos argentiques et numériques, Photoshop, Gimp…) et des formations sur ce qui m’intéresse en informatique (Linux, Risc OS, les systèmes d’exploitation, la Raspberry Pi…) et là, j’arrive à préparer mes formations sans soucis, le plus compliqué étant comme toujours de trouver la salle, et de comprendre la personne que l’on forme (j’avertis maintenant dés le début que je ne comprend pas l’implicite, donc ils doivent me dire quand je vais trop vite ou que je ne suis pas compréhensible, et jusqu’ici tout s’est bien passé. Apparemment, ma passion pour ses sujets font que les stagiaires semblent content de la formation (j’utilise « semble » car comme expliqué plus haut, on ne ressent pas bien les choses, c’est ce que les stagiaires me disent, une partie des personnes « normales » ne dit pas forcement ce qu’elle pense, je ne saurais jamais la vérité) Le soucis, quand on travaille pour un client qui nous demande d’appeler quelqu’un que l’on ne connait pas, c’est une source de stress extrême, je ne fais que ça de la journée quand j’appelle, et de plus je n’ai la plupart du temps pas les informations que j’ai besoin, car dés que la réponse ne correspond pas à ce que j’attends, je panique et essaye de raccrocher le plus rapidement possible.

mini planète de la chambre : bien que plus très bien rangé, on peut normalement voir mes passion : il y a des antiquité informatique, hifi et photos partout…
Empathie, Autisme et décès.

Empathie, Autisme et décès.

Un article qui me tient à cœur aussi, ma situation familiale actuel (décès de mon grand père la semaine dernière) fait que je pense que c’est le bon moment pour l’écrire.

J’aimerais d’abord préciser que même si j’écris cette article en ayant lu de nombreux autres article écrit par des autiste ou des personnes connaissant des articles, je ne suis pas psychologue et je ne parle pas à la place des autres, j’essaye juste d’analyser mes pensées en prenant en compte aussi les écrits d’autres auteurs.
J’ai lu et entendu plus d’une fois que les Autistes (asperger et autres) ne ressentaient pas d’empathie, et moi même avant d’avoir le diagnostic on m’a dit plusieurs fois, en situation professionnelle que je devais travailler l’empathie, mot que je ne connaissais même pas avant 2013… C’est toujours un mot que j’entends souvent et pourtant j’ai toujours un peu de mal à en saisir le sens, si c’est se mettre à la place des autres, c’est quelque-chose que j’essaye de faire depuis maintenant 21 ans (eh oui, je me souviens encore de l’année, puisque j’étais à une conférence en 6eme et que j’ai eu ce flash « il faut que je comprenne ce que ressente l’autre »). De plus, même plus jeune, j’avais déjà été diagnostiqué « hypersensible » par un psychiatre, et de l’autre coté d’autres me disait insensible à tout… Pourtant, je faisais déjà tout petit des cauchemars quand je ressentais de la souffrance chez les autres humains, voire même chez les animaux, j’avais du mal à me concentrer sur autre chose. Cela ne vient pas du fait qu’on ne sait pas comment se comporter ?

Pour situer le contexte et pourquoi je mélange ces 2 termes : empathie et mort, car j’ai lu que souvent on dit que les Aspergers vont mal se comporter pendant les enterrements, rire ou s’en désintéresser complètement, surtout quand ils sont enfant. J’ai du mal à juger, le premier enterrement auquel j’ai participé était celui de ma grand mère à 18 ans, et j’avais déjà essayé d’intégrer un peu mieux les « codes sociaux », je n’ai pas pleurer mais j’essayais plutôt d’aider ma famille en détresse, presque comme si j’étais quelqu’un d’extérieur (donc j’évitais de rire bien sur…). La mort de mon grand père la semaine passé m’a permis de mieux comprendre comment je réfléchissais, et m’a permis de faire un parallèle avec les autres autistes. Même si j’étais triste à ce moment, j’avais des difficultés à comprendre les rites associés à la mort : pourquoi jeter une rose (surement pleine de pesticide) dans la tombe ? Sa mémoire et ce que cette personne à réaliser durant sa vie est plus importante que ces rites… Je me souviens d’une conférence de Josef Schovanec qui disais avoir vu un enfant rire durant l’enterrement de son père mort d’un arrêt cardiaque, et pourtant cet enfant est devenu plus tard cardiologue, si il ne ressentait rien, il aurait surement suivi une autre voie.
Plus je lis des écrits de personnes autistes asperger, plus je me rend compte qu’on ressent tous les choses, que cela nous touche beaucoup mais qu’on va avoir des difficultés à les exprimer, et qu’on les exprimera très difficilement, si on essaye de faire illusion, ce sera une source très importante de stress, si on reste « naturel » on paraitra inhumain, extraterrestre (j’ai très souvent l’impression d’être un extraterrestre, pas seulement dans ces situations ci).
Se mettre à la place des autres cela semble compliqué quand on réfléchi différemment : dire à un professeur que son cours n’est pas bon pourrait paraitre difficile à entendre, et pourtant de la part d’une personne autiste, c’est juste ce qu’il pense, ce n’est pas pour offenser.

J’en viens pour le moment à la conclusion qu’un autiste ressent les choses, parfois de manière très forte, mais ne va pas les exprimer de façon « correcte » pour la société, et même si on peut apprendre comment se comporter dans certains situations, nous allons toujours penser de manière différente.

 

NB : l’article a été ecrit il y a maintenant plus d’une semaine, mais j’ai eu besoin d’un peu de temps pour me relire.

Photographe autiste ?

Photographe autiste ?

Bon, ben voilà, je voilais l’écrire depuis 1 an cet article, mais j’attendais, je voulais des réponses, je voulais en être sur…
Alors mettre ça sur un blog pro, enfin où je parle aussi des mes essais artistiques, de mes voyages, est-ce à sa place ? Je ne le sais pas et j’ai décidé de tout centraliser ici, et tant pis si cela me fait perdre des « emplois » ou des clients, j’expliquerais ensuite que je préfère maintenant que les autres le sache plutôt que de me remettre dans une de ces situations qui me mène dans un état de crise profonde comme cela a été le cas plusieurs fois depuis mon retour du canada…

Pourquoi un diagnostique ?

Alors on commence tout de suite par le titre de l’article, je sais depuis février (même si j’avais un gros doute depuis plus d’un an maintenant) que je suis autiste asperger, en plus d’être passionné (passion « compulsive » par le matériel photo atypique, le matériel musical atypique et le vieux matériel informatique…
Commençons par un état des lieux, je me suis senti différent depuis tout petit, je m’intéressais à mes cassettes et mes premières lectures consistaient en des revues et livres techniques sur le matériel audio et plus tard sur la programmation informatique et la photos (enfin, dans l’informatique, ce qui m’intéressait était plutôt la création musicale et le dessin, donc sur les anciennes machines, cela passait par la programmation). Jusqu’au collège, je ne prenais absolument pas en compte comment je m’habillais tant que c’était confortable, ni les codes sociaux (ce qu’il faut dire ou ne pas dire selon la personne présente, si j’avais quelque-chose à dire, ça sortait, ce qui m’a poser un certain nombre de problème). Au collège et au lycée, j’ai tenté tant bien que mal de m’intégrer, avec beaucoup d’échec à la clé car je ne comprenais pas les autres, les jeux de séductions, la compétition… Je pensais à l’époque être le seul dans ce cas là, et pourtant, quand je lis ici et là des commentaires de personnes Asperger, elles ont quasiment vécu des situations très similaires.
L’université s’est pour moi beaucoup mieux passé, j’étais aussi plus proche de mes centres d’intérêts, les options que je prenais en étudiant l’informatique était toutes liés à la musique (enfin, au son plus exactement) et à l’image même si j’avais toujours des problèmes pour le travail en binôme ou en équipe. Dans la deuxième partie de mes études, en Ecosse, j’ai trouvé un travail à mi temps dans une entreprise dans le domaine pétrolier, et là on travaillait en équipe, en openspace, dans une salle très éclairée (artificiellement, il n’y avait au début aucune fenêtre), et je me suis retrouvé dans des situation de stress et de fatigue très importante assez rapidement, je n’arrivais plus à réfléchir, aucun médicament que me donnait les médecins là bas ne m’aidaient… Cela s’est terminé en une partie de mes examens ratés et des soucis de santé important, personne n’arrivait à bien cerner le problème. Les soucis ont duré un an et demi… Retour en France, les médecins français pensaient que le climat écossait ne me convenait pas. Arrivé à Paris, ma santé allait un poil mieux mais ce n’était toujours loin d’être bon, et je me suis rapidement retrouvé dans le même genre de situation qu’en Ecosse, soucis de foi en moins. J’avais la chance d’avoir des « compétences » (je n’aime pas ce mot) que les autres n’avaient pas pour ne pas me faire licencier cette fois ci (et d’avoir accepté un salaire bien en dessous de mes collègues). Quelques crises de panique plus tard et un fort sentiment de culpabilité, je démissionne pour partir au Canada.
Comme vous pouvez le voir dans les archives de ce blog (mars 2011 à juillet 2012), je pars avec mon sac à dos, tout seul… Cela n’apparait pas trop sur mes articles, mais pourtant certains traits de l’autisme sont bien présent avec moi, je me perd souvent, je n’ose jamais demander mon chemin ni demander un taxi, je marche souvent seul avec mon « petit » sac de 100L et 25kg (eh oui, pour ne pas me « perdre » j’avais ma maison sur le dos), tout ce qui m’intéresse est de trouver des ambiances intéressante à prendre en photo, j’organisais mon voyage précisément, et à chaque fois j’écrivais sur mon calepin comment aller à la gare, au différent endroits à voir, tout était prévu et le moindre imprévu était pour moi super stressant (à l’exception des retards des trains et bus, une fois que j’étais dans le bus ou train, je pouvais contacter l’auberge ou la personne suivante que j’allais voir, le wifi était toujours présent dans le bus.
Je passe rapidement sur mon épisode pro au canada, on reprend les mêmes ingrédients, on ajoute une ambiance avec beaucoup de pression et on a à peu près les mêmes résultats : cerveau qui ne fonctionne plus et incompréhension des 2 cotés. Retour en France en 2012, et là en 4 ans je les accumule : 11 emplois salariés, 12 déménagements plus tard, je comprend enfin ce qui m’arrive, je cherche à m’intégrer dans un moule qui n’est pas mien, j’ai besoin d’organiser les choses (les habitudes, cocons des autistes), que les choses soient claires car je ne comprend pas les sous entendu, et quand j’essaye de les comprendre, je les comprend de travers, je ne supporte pas les « stimuli » des opens spaces ni des grandes villes : je sursaute dés que mon téléphone sonne, je ne supporte pas la lumière forte, les fortes odeurs chimiques (ben oui, même pour le labo photo c’est qu’il y a un résultat à la fin), je dors mal et ai des difficultés à me concentrer à coté d’un truc qui envoie des hautes fréquences (Wifi, BT…). Bon, tout ça pour dire que je me suis retrouver avec tout cela dans le livre « la différence invisible » par « Mademoiselle Caroline – Julie Dachez » dans ces conditions, sauf qu’à part pour mes 2 premiers emplois, ensuite je n’ai accumuler que des échecs.
Alors voilà pour ma petite histoire en introduction.

C’est qui l’autisme asperger et comment ça se traduit chez toi ?

Alors déjà il y a autant d’autisme que d’autistes… J’ai de grosses difficultés à comprendre les sous entendu, à m’intégrer dans un groupe inconnus (ou même connus, dés qu’il y a plus de 3 personnes, si je ne suis pas le photographe donc où je suis en retrait, je panique). Je ne vais pas reconnaitre ni comprendre le mensonge intentionnel. Je vais avoir aussi beaucoup de mal à comprendre les choses dans leurs globalités alors que je vais voir tout les petits détails. Je me souviens d’une remarque d’un de mes logeurs qui ne comprenait pas que j’étais capable de réparer un macmini ou un appareil photo très précisément et que j’étais incapable de mettre une échelle dans une voiture… On peut aussi ajouter à cela mon bégaiement ou d’autres tics de langage qui peuvent être liés. Je ferais plusieurs autres articles une fois que j’aurais rencontré d’autres Asperger et que je pourrais donner plus de généralités sur la manière dont tout cela se traduit.

Pourquoi se lancer dans la photographie alors ?

Avec tout ça, vous allez me dire, si je ne comprend pas les consignes, cela ne va pas être possible. Et pourtant, j’ai réussi avec succès plusieurs prestations. Il y a 2 possibilités qui fonctionnent bien : ou j’ai des contraintes techniques très précise et je vais appliquer cela à la lettre, ou alors on me donne juste une direction et je vais faire de mon mieux, ma touche personnelle convient souvent bien! Sur mes série personnelle, j’ai besoin de prendre mon temps et d’y amener ma touche personnelle, vous pouvez voir mes reportages en noir et blanc divers, ou ma série des miniplanètes autoportrait, qui n’attendent qu’un studio à moi pour une suite.

Mais l’autisme ça se soigne, non ?

Arg, surtout pas!! J’avais besoin de me comprendre, de voir que je ne suis pas le seul et surtout d’apprendre à comprendre les neurotypique, mais surtout pas d’y devenir ! La vie de neurotypique est ennuyante, une passion que l’on oublie du jour au lendemain, un besoin de parader, de parler de rien, désolé mais ce n’est pas pour moi…

Et la suite, sur ce blog ?

Je continuerais les articles sur des séries plus personnelles, mais aussi comme celui là sur l’autisme Asperger, que je commence à comprendre un peu mieux, et bien sur je continue mes reportage photo sur les alternatives et mes reportages vidéos sur le matériel ancien bien sur.

Et là, je suis dans quel état ?

Depuis mon retour en France en 2012, je me suis épuisé à chercher une vie normale, que je n’ai jamais voulue… Je suis désolé pour ceux que j’ai promis des nouvelles et où le retard de mail et encore plus de coup de fil (j’ai rarement mon téléphone avec moi maintenant, et j’hésite à m’en débarrasser, j’ai trop stressé avec ça). J’essaye de vivre plus en accord avec moi-même, ce qui pour le moment est très difficile, l’aspect financier est compliqué (pour vivre de la photo et de l’informatique en indépendant, il faut savoir se vendre). J’ai accumulé un trop plein d’échecs sociaux et remonter la pente est complexe.

Et pourquoi cette photo d’illustration de cet article?

Comme je le disais au dessus, j’essaye de remonter la pente, j’ai du reprendre pour quelques mois ma « chambre d’ado », avec des repères connus, mais mon besoin d’indépendance se fait sentir très vite, et je cherche une solution pour avoir mon vrai « studio photographique ». Donc c’est une photo de cette « chambre » d’ado, avec moi accompagné de mes antiquités photographique et informatique, ma collection de cassette et CD et de livre sur la photo. Ceux qui me connaissent depuis longtemps auront peut être reconnus certains vêtements, en effet, j’ai toujours préféré les vêtements confortables, que je peux porter longtemps, tant qu’ils reste en état…